Pablo Neruda (1904-1973)

Je t’aime parce que je t’aime et voilà tout
et de t’aimer j’en arrive à ne pas t’aimer
et de t’attendre alors que je n’attends plus
mon cœur peut en passer du froid à la brûlure

Je ne t’aime que parce que c’est toi que j’aime,
et je te hais sans fin, te hais et te supplie,
et la mesure de mon amour voyageur
est de ne pas te voir, de t’aimer en aveugle.

Et si, lumière de janvier, tu consumais
ton rayon cruel, et mon cœur tout entier,
me dérobant la clef de la tranquillité ?

En cette histoire je n’arrive qu’à mourir
et si je meurs d’amour, c’est parce que je t’aime,
parce qu’amour, je t’aime, et à feu et à sang.

La Centaine d’amour

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