Acte de présence

Il faut bien le faire n’est-ce pas, montrer un visage, un corps alors que le vide est à l’intérieur. Je me lève, je sors, je parle, je ris. Je vois en y regardant de plus près les lézardes sur les visages, les griffures sur les joues. Le temps n’épargne pas…Il sape, délave et emporte avec lui le contenu de nos tiroirs. Que reste-t-il des rêves de jeunesse ? un éclair fugace dans tes yeux pâles, une grimace dans son sourire las. Je ne veux pas vieillir sans rien en dedans. Je veux garder en moi la tiédeur des matins calmes, les rires clairs de nos soirées insouciantes. Je ne veux pas !

adagio Op. 11

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